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Apprendre à conter
• Un art oratoire
• Généralement celui ou celle qui raconte n'a pas de support autre que ses connaissances personnelles, son imagination et sa réactivité face à la situation. Le conteur puise la trame de son récit dans un répertoire connu depuis longtemps et lui imprime sa marque propre qui sera fonction de l’heure, du lieu, du public et de son talent spécifique. Elles sont adaptées en fonction du conteur, de son environnement, de la fonction de sa parole à un moment donné. D'une certaine manière, le conte se survit à lui-même dans une forme de perpétuel présent. Il est avant tout la rencontre d'un conteur, d'un auditoire, d'une histoire, d'un lieu et du moment de la racontée. En effet, et même si le conte est "fixé" sur le papier à un moment donné, sa nature profonde est d'exister tel quel et de se réinventer dans une relation au public.
Un conte se déroule fréquemment suivant trois grandes étapes successives:
• La situation initiale : On situe le lecteur dans le temps, le lieu et les circonstances. C'est à ce moment que le héros ou l’héroïne fait face à sa mission pour la première fois. Un conte peut commencer par le célèbre « Il était une fois... » ou encore « Il y a très longtemps... »
• Le développement ou le nœud du conte : Le développement (ou corps ou nœud) d'un conte comprend les divers obstacles à travers lesquels le héros ou l'héroïne doit passer. Il y a habituellement de nombreux dialogues dans le développement et les obstacles se présentent souvent en groupe de trois. C'est ce qu'on appelle la triplication.
• La situation finale : Elle comprend la réussite ou l'échec du héros ou de l'héroïne. C'est aussi à ce moment que peut apparaître une morale (ou leçon) du conte. L'histoire peut se terminer par une phrase classique telle que « et ils vécurent heureux jusqu'à la fin des temps... »
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